Protection de l'environnement & Nature
Protection de l'environnement & Nature
Nature et paysages
La Haute-Saintonge compte sans aucun doute parmi l’un des territoires les plus préservés et les plus authentiques de la région.
Entre terre et eau, des terres de champagne à l’estuaire de la Gironde, sa diversité prend tout son sens : subtil mélange des paysages qui déversent sur l’horizon une myriade de couleurs, saveurs, et poésie.
La faune et la flore ont su s’adapter à toutes ces richesses au point de représenter par endroits de véritables oasis de biodiversité à découvrir absolument.
Au hasard d’un sentier de randonnée ou au cours de la visite d’un des grands sites naturels de la région, le patrimoine naturel de la Haute-Saintonge ne manquera pas de vous surprendre, pour peu que vous soyez à l’écoute du monde vivant qui vous entoure.
Papillons, oiseaux, libellules, et Orchidées se rencontrent un peu partout sur l’ensemble du territoire au point de rendre parfois envieuses les régions voisines.
La qualité remarquable de l’environnement et la richesse incommensurable de la faune et de la flore y sont particulièrement propices aux découvertes nature en tous genres.
Bon voyage en Haute-Saintonge.
Ainsi, la présence d’une épaisse couche de calcaire crétacé datée de 100 à 65 M d’années atteste de la présence d’un océan à la fin de l’ère secondaire sur tout le territoire haut-saintongeais.
Au cours de cette longue période, les squelettes des organismes marins se sont peu à peu déposés au fond des océans, fossilisés ou mal décomposés.
Cette lente sédimentation marine est à l’origine de la formation de couches de calcaires de plusieurs dizaines de mètres d’épaisseur. Elles affleurent de l’estuaire de la Gironde jusqu’à la limite orientale du département, puis s’enfoncent en descendant vers le Sud sous les terrains tertiaires.
En Haute-Saintonge, le calcaire, roche très utilisée pour la construction des maisons, est en fait une roche biodétritique issue d’organismes vivants...
Le petit patrimoine de pays de la Haute-Saintonge se découvre lors des balades, au cœur des villages, dans les paysages qu’il façonne.
Chaque fois, il témoigne de l’art de bâtir des hommes de cette région, mais aussi d’un mode de vie oublié.
Prendre le temps de regarder, un lavoir, un puits, un moulin ou le détail d’une façade, c’est replonger dans un passé plus proche de notre époque qu’il n’y parait.
Tendre l’oreille, écouter le murmure des pierres et entendre les histoires d’autrefois.
C’est en parcourant les chemins et les routes de la Haute-Saintonge, que toute la richesse de son patrimoine se dévoile. Un habitat varié, qui mène de la maison en moellons au charme indéniable, à l’imposant logis de maître richement décoré, témoin du faste de cette région viticole à la fin du XIXe siècle.
Mais au-delà des habitations, un patrimoine plus modeste se niche dans les campagnes et les hameaux.
Si les églises, châteaux et habitations sont les éléments patrimoniaux les plus visibles dans le paysage, le petit patrimoine de pays reste bien présent et sa richesse est telle que l’on peut y lire la vie quotidienne de la Saintonge, jusqu’au milieu du XXe siècle. Un puits dans un village ! et c’est le souvenir de la gestion de l’eau jusqu’après la Seconde guerre mondiale. Un lavoir ! et remontent dans les mémoires les scènes animées des bughées (lessives). Une belle murette de pierre ! et se dessinent les contours des jardins de villages…
Ce petit patrimoine de pays fait rejaillir des images et donne une lecture de son environnement.
Loin d’être laissé à l’oubli, le petit patrimoine saintongeais fait l’objet d’attention particulière et s’intègre parfaitement dans son époque. Il est devenu l’un des atouts du charme de la Haute-Saintonge, l’un de ceux qui séduisent les touristes et leurs donnent l’envie de revenir ou de rester.

La Haute-Saintonge est traversée par le chemin Via Turonensis, qui conduisait les pèlerins de Compostelle de Tours à Ostabat. Au Moyen-Age, ce chemin drainait une population venue du Nord de la France et de l’Europe.
Après avoir atteint son apogée au XIIe siècle, le pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle connaît une période de déclin au cours du XVIe siècle, porteur de nouvelles idées. À la fin du XXe siècle, les chemins de St-Jacques retrouvent un nouvel élan, porté par des marcheurs en quête de rencontres et de nature.
Avec l’inscription des « chemins de Saint-Jacques de Compostelle France » au patrimoine mondial en 1998, la Haute-Saintonge est devenu un lieu de passage privilégié des randonneurs en partance vers la Galice. Un itinéraire aménagé en sentier de Grande Randonnée le GR®655, jalonné d’édifices qui portent encore le témoignage des jacquets médiévaux. L’Hôpital des Pèlerins à Pons reste le plus emblématique, mais en sortant des sentiers battus, d’autres « trésors » sont à découvrir.
Les marcheurs se dirigeant vers Saint-Jacques de Compostelle entraient en Haute-Saintonge par Pons et la quitter après Petit-Niort. Au cours de ce voyage, des églises les accueillaient pour leurs prières et leurs repos. Ces passages sont imprimés dans les murs, nombreuses sont les marques gravées dans les pierres : pas de pèlerins, fer à cheval, pèlerins… l’église d’Avy possède une intéressante fresque représentant une scène jacquaire, l’église de Belluire renferme une statue de saint Jacques. Le château de Plassac conserve la tour des pèlerins... Plus au sud, le charmant village de Petit-Niort marque la dernière étape saintongeaise du trajet.
Si vous parcourez le chemin de Saint-Jacques de Compostelle, n’hésitez-pas à glisser vos pas dans ceux des pèlerins du Moyen-âge et égarez-vous sur les routes de traverses. Elles réservent de belles surprises et feront de votre traversée saintongeaise un moment de découvertes, avant de reprendre la route pour l’Espagne.

